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 [the plague or cholera] featuring laya fairchild

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Bloom Speck
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MessageSujet: [the plague or cholera] featuring laya fairchild   Jeu 1 Fév - 19:34


[the plague or cholera]

Ça a commencé par une lettre. Un simple petit bout de papier qui avait semé le doute dans son esprit. Pourtant c’était simple, il suffisait de cocher la case oui ou non. Un petit coup de crayon tout à fait évident. Elle pouvait même avoir le choix de rajouter un +1 sur les petits pointillés à droite. Simple efficace. Et pourtant une spirale de questions se sont imposées à son esprit à l’ouverture de ce petit plis. Stars Hollow High School, conviait ses anciens diplômés, toutes promotions confondues à se réunir à nouveau. Vous comprenez pourquoi elle se questionne autant ? Qui après des années loin de l’enfer sectaire qu’est le lycée, accepterait d’y retourner ne serait-ce que le temps d’une soirée ? C’est le genre de moment où on se juge, se jauge. On se demande si on a mieux réussis que les autres. Certains se vanteront certainement d’une carrière successfull à New-York, d’autre d’un périple en Europe. Quand certaines sortirons de leur sac une ribambelle de photo à l’effigie de leurs gamins, chiens et autre animaux à la bave facile. Et puis il y aura l’éternel célibataire là, dans l’espoir de chopper une ou deux nanas désespérées à la vue de la réussite des autres quand elles sont encore chez leurs mère, sans emploi ou alors qu’elles viennent de divorcer et ont un appétit sexuelle démesurée. C’est la foire ce genre de réunion, et jusqu’ici elle a fait en sorte de ne pas s’y rendre. Trop occupé à vivre sa vie à Washington. Aujourd’hui, elle a pas tellement l’excuse de l’éloignement géographique, sa maison se situe dans le même quartier que son ancien lycée. La question du +1 s’était vite réglée, il n’y en aurait pas. Patch aurait très bien put l’accompagner, mais pour cela il aurait fallut qui se libère de l’agence ne serait-ce que deux heures pour lui consacrer un peu de son temps. Il n’est pas tellement dans l’optique de s’éloigner de ses bénéfices encore faibles et Bloom n’a pas tellement envie de lui infliger ce genre de réunion avec les anciens de sa classe. Surtout, qu’elle n’est pas tellement fière de son moi lycéen. Pom-pom girl par dépit, suiveuse numéro un d’une bande de nana pas tellement sympa, parce que c’est mieux de ce côté que de l’autre. Ouais, le coté de la nana qui se fait martyriser parce qu’elle est orpheline ou bien parce que ses jeans sont des copies bas de gamme d’une grande marque ... Très peu pour elle de s’ajouter les soucis des guerres sociales quand dans sa vie familiale c’est le chaos. Elle avait même réussit l’exploit de survivre à la honte infligée par l’incarcération de son père l’évadé fiscale en restant en tête de la chaîne alimentaire. Elle avait donc renvoyé un oui, sans +1, histoire de se changer les idées et pourquoi pas de prospecter. La boutique d’antiquité pour laquelle elle travail est toujours en recherche de bons clients. Du moins c’est l’excuse qu’elle se refile tranquillement à sa conscience, parce qu’en réalité elle veut toujours changer d’air et vérifier si sa vie est moins minables que d’autres, ça fait toujours du bien au moral. Un jean, une blouse et une père de bottes à talons. Un sac, une veste, trois brin de maquillages, une queue de cheval. Il ne manque plus que le petit badge « Bloom Speck » qu’on lui colle à l’entrée trois quart au dessus de son sein. Un rictus désagréable se dessine sur son visage, disons qu’elle a pas eut le temps d’objecter, mais ce genre de zone de son corps elle le garde à son toucher ou celui de son mec. Bref. La salle du gymnase est pleine. Son regard se dépose instinctivement sur les gradins qu’elle n’a que trop fréquenté durant sa période de lycée. Si tu supporte pas l’équipe, t’es un looser. Et si t’es un looser, tu te fais emmerder. CQFD. Bien entendu ce n’est plus sa philosophie de vie. Elle aurait tendance à vouloir dire à son moi lycéenne d’être plus gentille, plus ouverte. D’être elle tout simplement, d’assumer peut importe si ça la force à la solitude, au moins elle aurait put être fière d’elle en y repensant.

Burt Reynalds s’impose à sa vue, le gros lourd de sa classe qui lui pinçait toujours les fesses. « Bloomy, la princesse. » dit-il en s’avançant telle un gorille en rûte, elle manque de s’étouffer avec la sorte de choux salée qu’elle tentait d’apprécier en silence. « T’est toujours aussi bonne, ma parole. » Elle esquive d’un mouvement de la fesse la petite pincée « amicale » qu’il tente de lui infligée. « Burt, t’es pas en prison pour harcèlement sexuelle ? » Petit tacle « amicale » qu’elle fait passer par un sourire embrumé d’hypocrisie. La conversation continue, malgré tout. Elle pensait le faire fuir mais son gosier s’est animé dans un rire gutturale. Comment se défaire de ses sourires pervers et de la façon dont il touche son épaule ? Son regard cherche un visage connut, un sauveur qui saurait lui éviter d’appeler les flics pour une ordonnance restrictive. Il paraît qu’il les collectionnes avec ses exs. « Laya Fairchild, comment vas-tu ? » Scande-t-elle sans s’en rendre compte, évinçant le Burt d’un geste de la main plus que signifiant. Mais pourquoi choisir le peste ? Le dilemme, entre la peste et le choléra. Ce sera la peste donc. Meilleure chance de survie ? Pas sûre, mais au moins les symptômes tournent moins autour de l’agression sexuelle. « Qu’est-ce que tu deviens ? » Qu’elle lance au hasard, essayant d’oublier que pendant le lycée, ces deux là se détestaient. Elle croit encore sentir la douleur qui suivit le coup de poing bien violent que lui a infligé la Fairchild.

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“'Cause I'm a beautiful wreck A colorful mess, but I'm funny Oh, I'm a heartbreak vet With a stone-cold neck, yeah, I'm charming

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Laya Fairchild
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MessageSujet: Re: [the plague or cholera] featuring laya fairchild   Ven 2 Fév - 0:09


Do not haunt my soul; I have done well forgetting you.
Jungle lycéenne synonyme des maux de tous ces adolescents en quête d'un semblant de stabilité, de popularité. D'amour bancal et surfait, en somme. Les groupes se forment et se disloquent aussi rapidement qu'un souffle expulsé hâtivement lors d'une course effrénée. On survit au lycée, on subit, et on s'en débarrasse généralement une fois le fin sésame en poche. Techniquement. Mais Stars Hollow semblait vouloir surfer sur cette nouvelle mode qu'étaient les réunions d'anciens élèves. Une fois encore, parfait exemple de cette épopée à la recherche constante de reconnaissance. L'approbation d'autrui, un passage obligatoire lors de regroupements communautaires. Elle déteste Laya, se soumettre au regard d'une tierce personne se jugeant amplement supérieure pour asseoir son avis. Foutaises, la gamine n'a guère l'envie et le temps de se fier à ces jugements de valeur aussi surfaits. Pourtant... Pourtant, la mère Fairchild trouvait qu'il était bon, et quasi logique, que sa progéniture se rende à cet évènement la bouche en coeur. Histoire de faire ravaler cette fierté mal placée qu'avaient eue ceux qui s'étaient joués d'elle durant ses années lycéennes. Leur montrer la réussite sociale dont elle faisait désormais preuve, et ce, sans l'aide d'un père ou d'une mère influente. Sans même l'encouragement de ses parents biologiques. Victoire amplement méritée qui aurait le goût de cendre dans la bouche de ses détracteurs. Qu'ils s'étouffent, Laya foulera le sol du gymnase d'une démarche gracile et conquérante. Menton levé, tête haute et épaules bien redressées. La môme avait donc répondu à l'affirmatif à cette invitation lancée à l'adresse de ces âmes nostalgiques le temps d'une soirée éphémère. Pas d'accompagnateur cependant pour la tornade brune. Une question qu'on avait d'ailleurs soulevée au repas de famille, l'air de rien, la curiosité anodine au bord des lèvres. Ce à quoi elle avait répondu par un simple rire sarcastique et un regard à faire terrer le plus vaillant Terrien. Un nom avait pourtant effleuré un instant la surface de ses pensées chaotique. Une sonorité glissante qui embaume ses sens. Bien qu'elle admette difficilement cette vérité qu'était sa dépendance envers l'enfant magnétique. Elle était empreinte de liberté avant tout. Doux oiseau furtif, dont les possibilités sont immenses quant aux contrées à survoler et qui pourtant revient sans cesse auprès d'une seule et même entité. Sans relâche, sans répit, mais avec presque trop de ferveur. Une drogue pour laquelle elle se damne un peu plus jour après jour.

À l'entrée de la salle, on avait voulu empiéter sur sa sphère privée en souhaitant lui coller une étiquette près d'une zone bien trop hétérogène et personnelle. D'une simple claque sévère sur la main du téméraire, la gamine avait démarré la soirée sur les chapeaux de roue. Par un regard ahuri et une mine déconfite lui faisant face, mais lui offrant le luxe d'apposer par elle-même l'étiquette portant son patronyme. Trop aimable, avait-elle pensé en se parant d'un sourire ironique. Elle s'était ensuite engouffrée dans la salle surchauffée et bouillonnante d'énergie et de conversations. L'enfer sur terre portée désormais un nom ; Bal des hypocrites. Une profonde inspiration lui suffit à actionner sa carcasse tout près du buffet dont elle se sert sans vergogne un verre. Espérons qu'il ne s'agisse simplement pas du bon vieux punch, aussi efficace que la limonade qu'elle sirotait étant gamine. Fort heureusement l'odeur d'hydromel vient chatouiller ses narines, et aussitôt un soupir s'échappe de la barrière charnue de ses lèvres. À la minute où le liquide s'écoule dans son gosier, une première main harponne son épaule. Que les festivités débutent. Avec une lenteur mesurée, Laya se retourne face à la jeune femme qui lui fait face. D'après ses dires, la Fairchild et elle étaient voisines en classe de biologie et qui plus est, partenaire lors des travaux manuels. Fascinant, mais plus le verre s'approche de sa fin et plus le visage de l'interlocutrice s'efface de ses souvenirs. S'agissait-il de Mary ? Jude ? Ou encore Jenny ? D'ailleurs, s'était-elle présentée à l'instant ? Mais au bout du compte, c'est la tache sur sa robe qui devient bien plus intéressante que tout le flot de paroles qui s'échappe de ses lèvres. Concentration d'une enfant de quatre ans ou réel ennuie, le mystère perdurera jusqu'à la fin des temps. — Tu m'excuses Hannah ? Mais je dois vraiment me rendre aux sanitaires. Première excuse de la soirée, un record en l'espace d'une dizaine de minutes. Et au vu du visage tour à tour confus et agacé de son vis-à-vis, Hannah n'était en rien son prénom... Une prochaine fois, peut-être. Le fait est, que Laya prend la poudre d'escampette avant même d'entendre le moindre sermon et profite de cette excuse pour trouver un coin plus calme. Quel dommage qu'elle n'ait pas eu l'occasion et l'audace de se servir un deuxième verre au passage. Le karma semble jouer en sa défaveur ce soir, le bal des horreurs continu sur sa lancée. Car c'est bel et bien le timbre de voix de la Speck qui tinte aux oreilles de la môme qui peste derechef. Elle se retourne malgré elle et son faciès se mue en un masque impassible. Pas même un rictus esquissé ou un sourcil ébène relevé. La seule arme contre cette rouquine exécrable ; le regard ambré qui la foudroie sur place. Les questions de pures politesses sont éclipsées d'un geste sec de la main. Le démon qui s'était jusqu'alors tapis dans l'ombre, et désormais toutes griffes sorties. — Speck. On est parvenue à se trouver un créneau entre les barreaux et vieilleries ? Première pique lancée, les hostilités sont ouvertes. — Mais où ai-je la tête, qu'elle ricane en levant les yeux au ciel. Que seraient ces retrouvailles larmoyantes sans les pintades du lycée, après tout ? À travers ces joutes verbales elle espère se tailler un chemin jusqu'au palpitant. Tout comme son poing s'était, auparavant, cogné abruptement contre le visage placide de la rousse.

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(she carries the ashes of angels in her mouth. she tries to speak but hell comes rushing out.)
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