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 [cut] featuring patch

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Bloom Speck
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MessageSujet: [cut] featuring patch   Mar 30 Jan - 20:09

[cut]

Un dîner, ce n’est qu’un dîner Bloom. Pourtant son cœur se serre dans sa poitrine. Une appréhension s’installe dans ses gestes, dans ses sourires. Il faut dire qu’elle ressent l’éloignement terrible qui s’est installé entre elle et Patch depuis quelques temps. Ce dîner, c’est une façon pour elle de le retrouver. Elle ne fait pas souvent la cuisine, du moins rien de très élaboré. Mais pour l’occasion elle était rentré tôt du boulot, un sac en lin pleins de légumes. Sur le chemin, elle était aller faire une tour dans le manoir familiale, histoire d’avoir deux trois conseils de cuisson auprès de Clarence, la gouvernante/cuisinière/mère pour Bloom. Certains seraient aller voir leur mère pour ça, mais faut dire que la Speck est la première à critiquer la cuisine des autres, pourtant elle ne cuisine pas. Un jour peut être qu’elle s’étouffera avec sa mauvaise foi, peut être … Elle s’était mise aux fourneaux d’un air pas très assuré, mais suit la recette avec attention. Bloom, n’est pas le genre de femme à penser qu’elle doit se mettre sur son trente-et-un pour plaire à un homme. Féministe dans l’âme, elle croit au faite qu’un homme doit l’aimer pour ce qu’elle est au quotidien et non aimer une apparition presque divine réalisée au photoshop. Et pourtant, alors que le rôti finit sa cuisson tranquillement, elle passe à l’étage pour se préparer. Elle enfile une robe écarlate un peu vaporeuse, qui met en valeur la rousseur des cheveux, qu’elle boucle avec plus ou moins de réussite. Trois brins de maquillage, son parfum à l’odeur de coco et la voilà prête. Distraite par son reflet, elle entend en un écho réprobateur la voix criarde de la mère Speck, « On voit tes oreilles, ça ne te met pas en valeur. » « Oh le rouge, c’est pas ta couleur. » Et sa confiance en elle se fissure tranquillement, silencieusement. Solitaire désabusée, un soupire terrible s’échappe de ses pulpeuses.  Non, elle ne doit pas se laisser influencer par les critiques maternelles. Surtout pas. Critiques destructrices de confiance en soi. Pour la forme elle se fait un clin d’œil complice à son reflet, qui fait naître un sourire amusé sur son doux visage. Maintenant vient l’attente, il sera en retard. Oui. Obligé. Les dix premières minutes elle ne s’inquiète donc pas. Il a du boulot en retard, Cal le retient pour x raisons. Rien de bien alarmant. La première heure ça commence à piquer dans son cœur. Qu’est-ce qu’il fout ? Il a oublié ? Non. Il est partit boire un verre avec Cal et n’a pas vu le temps passer ? Il se fout de sa gueule peut être ? Elle est pas chiante, elle exige pas un dîner en tête à tête tous les soirs. Il est libre de vivre sa vie, libre de rentrer tard, d’aller s’amuser avec ses potes. Il est libre. Elle n’a jamais été ce genre de fiancée à demander qu’on lui rende des comptes. Là, ce soir, ça avait été décidé par l’un comme l’autre, une soirée en amoureux, elles se font si rares. Le mariage prend de la place, Bloom qui s’épanouit tout doucement dans son boulot d’antiquaire, Patch qui monte son agence dans une ville qu’il ne connaît peut être pas assez. Des excuses, encore, toujours, pour oublier qu’ils vivent comme deux colocataires qui se croisent en coup de vent et qui partagent rien de plus que le prix des courses. Le nœud dans son ventre remontre jusque dans sa gorge. Elle ne l’appellera pas. Il a décidé de passer autrement sa soirée. L’intérieur de la joue rouge colère, elle s’installe sur le divan et se laisse porter par la faim et la déception. Ça balance dans sa tête, ça balance sur ses paupières. Fatigue. Épuisement. En un rien de temps les minutes passent pour devenir des heures, son sommeil n’est pas profond cependant. Léger comme une plume, il suffira d’entendre le tintement du jeu de clé pour que ses paupières légèrement maquillées s’animent. Une expression lasse s’impose à son image. Elle l’observe, il entre. Qu’est-ce qui est le plus navrant ? Sa fiancée dans une nouvelle robe, allongée sur le canapé ? Ou bien la table mise, les bougies consumées ? Pieds nus, décoiffée, elle se lève. Nerveusement elle se déplace jusque dans la cuisine, ouverte sur le salon et la partie salle à manger avec cette belle table dressée. Gestes coupés au couteau, elle balance le rôti trop cuit sur le plan de travail. « Tu découpes ? » Non parce que c’est peut être pas une bonne idée qu’elle use du couteau.

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Patch Johnson
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MessageSujet: Re: [cut] featuring patch   Mer 31 Jan - 18:57

Il est dépassé par les évènements, Patch. La vieille Matherson a mis les neveux de sa cousine éloignée sur le coup bordel ! Tout son business plan prend l'eau, et Cal s'en inquiète à peine. Ça lui donne envie de boxer. À la place, il se démène. Enchaine les coups de fils, élabore des stratagèmes digne de plans de guerre. Et pour quoi ? Quelques parcelles d'une terre qu'il désire sans même savoir si elles lui rapporteront un seul centime. Seulement il marche comme ça, l'homme ; c'est l'instinct. C'est viscéral, il en a besoin. Comme il a besoin des deux femmes dans sa vie. Celle qui l'attend sagement à la maison et contre laquelle il s'endormira ce soir et celle à qui il a sortit un énième mensonge pour ne pas avoir à la retrouver. C'est une danse lascive entre ces deux déesses et lui, démon adultère. Mais Patch, il arrive pas à faire un choix. À tirer un trait sur l'une ou l'autre. Elles sont exceptionnelles, vous comprenez ? Et lui, bien trop faible. Alors il se plonge dans le boulot. En milieu de journée, il a enlever sa cravate ; l’étau se ressert, il est dans la merde. Faut pas qu'il loupe ce coup. Ils réussissent à louer, à vendre un poil aussi, mais lui, ce qu'il veut, c'est un coup d'éclat. Faire comprendre à cette petite bourgade qu'il est le mec de la situation. Qu'il peut accomplir des miracles, si on lui fait confiance. Alors il bataille, s'arrache les cheveux. Appelle la banque, la mairie, la vieille, les marmots rapportés, la mairie à nouveau, fait des recherches sur la succession. Il stress mais en vérité il adore ça, le danger. Ça le change d'un quotidien morose de baratineur. Pour ce cas, son charme ne lui sera pas très utile, faut qu'il utilise son cerveau. Ça le ramène à ses années de droit et il exulte. Se sent important tout d'un coup. En fin de journée, alors qu'il raccroche enfin le téléphone après une énième discussion avec un de ses anciens camarade devenu avocat, il a l'impression d'avoir gagné une petite bataille. Il y a une brèche dans le système. Et lui n'attendra pas longtemps pour s'y faufiler. Soulagé, contenté, il pose le regard sur l'horloge de son bureau - et merde. Bloom. Il lui avait promis. Il a encore pas assuré. Et puis, à cette heure, il allait bien être incapable de trouver un fleuriste pour rattraper le coup. Il attrape sa veste et ses clés en vitesse et compose un numéro, collant son téléphone entre oreille et épaule le temps du maigre trajet. La voix de la tigresse brune le ravive, Patch lui demande ce qu'elle fait, comment elle va, ce qu'elle porte. La conversation ne dure pas plus de dix minutes, juste le temps de réduire l'écart entre l'agence et son antre. Alors qu'il raccroche, il vole une rose dans le jardin du voisin, manque de s'enfoncer l'épine dans le doigt. Il l'aurait mérité. Lorsqu'il passe, l'agent la voit étendue, sublime, sur le canapé. Et son cœur se sert. Elle ne mérite pas ça, sa belle, il ne la mérite pas. Bloom la volcanique, Bloom l’incandescente, Bloom la fulgurante. Elle pose les yeux sur lui. Il a envie de s'excuser, Patch, mais son regard le glace. Comme si elle voyait clair dans son jeu. Et pourtant. Son excuse serait véritable cette fois-ci. La rousse quitte son sillage et il contemple sa silhouette gracile disparaitre. Dieu qu'elle l'affole, dans cette robe qu'il ne lui connait pas. C'est ça, le problème. Il a beau la connaitre par cœur, l'homme ne se lasse pas d'elle. C'est ça l'amour, non ? Alors, pourquoi ça ne suffit pas ? Pourquoi ça ne lui suffit pas ?... elle a fait l'effort de cette soirée alors il tente de se rattraper. Veut se rattraper. Veste sur le canapé, la suit dans la cuisine, ne flanche pas lorsqu'elle jette sur le comptoir les vestiges d'un plat qu'il avait gâché par son absence. Quel con. Attendre qu'elle se calme, ne serait-ce qu'un peu. Lui tendre la rose fraiche, s'excuser du regard. Balayer ses cheveux ondulés de son épaule pour y déposer ses lèvres, simplement. "Je suis désolé." s'excuser, platement. Que dire d'autre ? "J'ai tout bêtement perdu la notion du temps à me prendre la tête sur ce dossier. Mais ce n'est pas une excuse." elle s'en fout, et il le sait. Elle avait besoin de cette soirée, ils avaient besoin de cette soirée. Et lui... "Ça m'a l'air bon !" qu'il tente, un peu plus léger. Bien sûr que son rôti est trop cuit ; pas cramé, mais trop cuit. Mais il le mangera. Il le mangera sans rien dire si elle le lui demande. Si c'est la condition pour qu'elle lui sourit de nouveau. D'un geste souple, il l'attire contre lui, le dos de la rousse contre son torse, ses bras l'entourant, humant son parfum envoutant à pleines narines. Il sait se montrer tendre, mais encore faut-il qu'elle le laisse.  

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Bloom Speck
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MessageSujet: Re: [cut] featuring patch   Jeu 1 Fév - 21:02

Le retard elle l’avait prévu et accepté. Le connaissant il serait tellement absorbé par son travail, en osmose presque fiévreuse avec cet emploi qui le passionne pour se rendre compte clairement de l’heure. Cependant, elle avait espéré qu’il la garderait assez longtemps à l’esprit pour se réveiller le moment propice. C’était pas trop demander non ? Est-ce qu’elle demande trop ? Vraiment ? Lui offrant une marge de retard plus que généreuse elle ne pense pas être dans l’abus le plus totale. Perdue face à cette attente étouffante, elle finit par somnoler sur le canapé. Sa mère avait tendance à lui dire que dormir allait calmer ses « crises de nerfs » quand elle osait la rectifier ou la pousser dans ses retranchements. Alors peut être que cette sieste éclaire allait la mettre dans une condition optimale au retour de son mâle ? Ça n’aurait pas put être moins vrais. Au contraire, cette nappe de fatigue n’a fait qu’aiguiser sa colère, la câliner dans le bon sens pour qu’elle soit prête à sortir d’une manière éclaire et vivifiante. Le cliquetis des clefs l’animent, son ouïe toujours à aux aguets du moindre témoin de la présence masculine qu’elle a attendu près de deux heures. Son regard de glace se pose sur la rose volée qu’il tient presque maladroitement. Le voisin, maniaque de son jardin sera content demain matin. Sa colère l’amène jusque dans la partie cuisine où le corps de son fiancé la suit, certainement hâtif d’entendre ses plaintes. Aucunes ne pointes sur le bout de ses lèvres, elle préfère le mettre devant la réalité qu’il a entaché par son absence. Regarde Patch, ce rôtis trop cuit et certainement déjà froid, découpes-le, mange-le, pour faire oublier ton absence. Silence, elle soutient son regard avec fureur. Le calme ne semble pas s’installer, pas encore du moins. Elle ne le rejette pas pour autant, quand il lui offre cette rose dérobée. En temps normal c’est un sourire qui se serait esquissé sur ses lèvres pulpeuses, et l’absence de réaction en dit long sur ses pensées. Une rose ne suffira pas à se faire pardonner, encore moins ce baiser délicat sur sa joue rebelle qui s’écarte légèrement après le passage de Patch. Il est désolé. Pas autant qu’elle est déçut, face à cette compréhension qu’elle se fait de sa journée. Bloom rangé dans un tiroir de son esprit qu’il ressort juste à temps pour l’heure du dîner. Elle pense à lui toute la journée, animée par le désir de le voir, de l’entendre : parler, rire, pester contre un client x ou y. Elle l’imagine tout beau dans son costume de marié, elle à son bras dans une robe blanche à la traîne pas croyable. Elle doit être si facile à oublier, négliger, reclasser. Son petit coeur se pince, elle délaisse cette rose, qu’elle décide d’oublier, négliger et reclasser à son tour. L’excuse du dossier. Non ça n’est pas suffisant et il le sait. Parce que dans son échelle des priorités il semblerait qu’elle soit passer juste en dessous de son agence en pleine expansion. Loin d’elle l’envie d’être cette nana qui attend après son mâle, qui pleure son absence et qui crise au moindre retard lié au travail. Elle le veut libre et épanouie dans sa vie professionnelle, comme elle pense pouvoir avoir le droit aux mêmes égards. Ça la tue d’être dans le conflit, mais elle sent qu’elle le perd. Ils se perdent. C’est dramatique, mariage ou pas, ça lui donne l’impression d’être une équilibriste qui a le vertige. Sans cesse sur le point de tomber. « C’est  froid. » Évidence même qui révoque sa tentative de légèreté. Ne fais pas semblant Patch, ce dîner est raté. Il force l’étreinte, la chaleur de ses bras dans son dos la rassure. Ses étreintes l’ont toujours rassurées, pas qu’elle en avait tellement besoin, mais Patch est de ces hommes aux gestes rassurants. Étreinte rassurante à l’arrière goût d’étouffement. A contre coeur et par pure fierté elle se défait de son étreinte adorée mais pas assumée. « Une rose volée, un câlin, une pauvre excuse et on oublie tout ? » Qu’elle formule à la volée, l’écartant d’un geste de la main pour se faufiler jusqu’à la partie salle à manger. C’est puéril, mais elle a presque envie de l’occulter, l’ignorer, voir l’oublier. Ce n’est que juste retour des choses non ? Son esprit s’occupe de ranger les belles assiettes sorties pour l’occasion, elle empile et ça l’occupe, un temps du moins. Et puis elle commence à gratter frénétiquement la cire qui s’est collée au bois de la table, ses ongles grattent, grattent, fouillent et refouillent jusqu’à l’usure. « Tu m’oublie ? » Qu’elle formule, quittant la table mais gardant des brins de cires jusque dans ses ongles malmenés. Ne m’oublie pas crient ses yeux, je suis là crient ses lèvres. Je t’aime moi hurle tout son corps.

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[cut] featuring patch

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